Parenthèse sur la violence – part1

Bien qu’il n’y ait aucune excuse à la violence, on ne peut empêcher sa propagation sans essayer d’en comprendre l’origine.
La violence n’est pas innée chez les enfants et ados. Elle s’imbrique en eux insidieusement, et semble devenir une sorte de béquille, sans laquelle ils risqueraient de s’écrouler ; sur laquelle ils vont continuer à se construire dans une totale ambivalence. Si, être violent peut leurs permettre d’évacuer leur frustration et les satisfaire, sur le moment de leur acte, tous ne sont pas fiers de ce qu’ils ont fait et pour beaucoup cela devient  une source « supplémentaire », de souffrance. Quelques uns m’ont fait remarquer que la violence était comme une drogue. Le même processus, le même cercle vicieux. Ils disent aussi qu’elle est la langue universelle, celle que tout le monde comprend…
J’ai remarqué que ces gosses étaient dans une totale confusion des notions de crainte, respect, loyauté et d’amour. Pour certains, le cheminement est simple : « être craint » signifie « être respecté »,  –  faute de pouvoir être aimé. La carence affective est un de leur point commun et les rend vulnérables. Ils sont des proies faciles à piéger par ceux, qui depuis longtemps ont dépassé le cap des remords, et sauront utiliser les failles de ces gosses afin de les rallier à leur cause, – parfois un gang.
La violence ne trouve pas seulement sa source dans les milieux défavorisés, bien qu’ils seraient avantagés en ce domaine. Elle peut aussi naître dans une famille considérée comme « normale »… ; sans difficulté apparente, mais où les « non-dits » et « malentendus », une éducation trop stricte, ou au contraire trop laxiste, peuvent oeuvrer vers des conflits stériles. Inévitablement, nous traversons avec nos ados des étapes conflictuelles, ce qui est normal. Mais nous ne savons pas, forcément, nous adultes, bien gérer ces périodes de « crise ». Et pour peu que l’atmosphère familiale soit instable, l’agressivité prendra le pas et cela risque de conduire vers un comportement violent,  – verbale puis physique. C’est malheureusement une des raisons, pour laquelle certains enfants et adolescents se tournent vers la rue.
La rue, c’est le règne des lois qui nous échappent. C’est ce qui est pointé du doigt sans en comprendre le sens. C’est le piège dans lequel n’importe quel teen, ayant le sentiment d’être ni « entendu » ni « reconnu », pourrait tomber.
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