Ce que les mères peuvent ressentir compte t’il ?

Je me demande si les membres d’une famille, dont une mère rencontre des problèmes importants avec son enfant, mesurent bien les conséquences de leurs mots et de leurs non-dits ? Nous pouvons mettre certaines maladresses sur le dos de la peur, de l’angoisse, de l’envie de bien faire ; mais dans ce cas pourquoi nier le fait que la mère puisse elle aussi être angoissée et que ses erreurs ne sont pas le fruit de son irresponsabilité mais le fait de ne pas être correctement épaulée ? Dans l’intérêt de l’enfant, les membres d’une famille ne devraient ils pas s’unir derrière elle et si tel était le cas, le résultat n’en serait il pas meilleur ?
Trop peu comprenne que la mère est non seulement fragilisée par la situation de conflit et les dérives que cela provoque, mais qu’elle en souffre. Cette souffrance reste non reconnue voire niée, ce qui la fragilise encore plus. Cette fragilité est considérée comme de la faiblesse, un manque de personnalité, de l’immaturité. Pour peu qu’elle soit sans emploi, ou sans emploi dit « stable » elle devient la marginale de la famille, celle qu’elle a toujours été de part son caractère, mais  qui à ce moment précis prend une connotation des plus négative. La mère est, – et restera – l’unique responsable  des débordements de son enfant. – Elle ne nie pas sa responsabilité.
L’adolescence est une période difficile à vivre aussi bien pour le teen lui même que pour sa famille. Mais lorsque les difficultés éducatives et relationnelles s’installent, et que l’image de la mère n’est pas valorisée par les autres membres de l’entourage familial, les conséquences seront néfastes sur l’enfant. Elles ne feront qu’amplifier le malaise. Malheureusement, dans ce genre de situation, chacun cherche à prouver que son mode d’éducation est meilleur que celui de la mère, qui de toute façon était elle même une mauvaise ado et n’est pas devenue ce que l’on voulait qu’elle soit. Elle a déçu ses parents durant de longues années et continue à les décevoir en ratant l’éducation de son gosse ; cette éducation que d’autres devront refaire parce que la base en est pourrie.
L’ado, qui est tiraillé entre l’amour maternel, sa soif de liberté et ses petits soucis  bien à lui, ne sait pas comment couper le cordon qui l’unit à sa mère. Il n’a pas le recul qui lui permettrait de comprendre que si il grandissait plus sereinement, le cordon se couperait tout seul, proprement, sans risque d’infection, – en temps voulu. Le teen refuse de donner du « du temps au temps ». Il veut tout, tout se suite et ne  veut pas faire le moindre compromis. Mais on ne lâche pas un gosse de 16 ans dans la nature. Cependant, il me semble qu’à cet âge, les ados devraient accepter d’apprendre à se remettre en question et agir le moins égoïstement possible. Nous, les mères, ne sommes pas « vos jouets ». Nous demandons, nous aussi, à être respectées et reconnues ; tout comme vous devez respecter chaque membre de la famille, même si entre eux et votre mère l’entente n’est pas des plus cordiale. En même temps, je conçois que ce soit difficile pour des grand-parents de constater que leur petit-fils où petite-fille part en vrille. Mais les autres, frère, soeur de la mère ainsi que leurs propres enfants, pourquoi condamnent ils ?
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4 commentaires pour Ce que les mères peuvent ressentir compte t’il ?

  1. homme dit :

    Ce que vous vivez actuellement est vraiment difficile et je n’aimerais pas être a votre place. Je note toutefois que vous mettez le doigt sur une chose importante dans la vie de famille: L’union derrière la mère ou les parents. Je trouve l’analyse juste, équilibrée et non offensante. On sent que vous êtes respectueuse envers votre famille.

    Oui dans cette épreuve, tout le monde doit vous soutenir pour votre bien et celui du petit, même si a 16 ans c’est un petit adulte.

    Votre combat est noble.

    Je vous soutiens dans votre démarche et que cela portera ses fruits.

  2. Massut dit :

    Bonjour,

    Je suis moi-même une mère divorcée avec 2 adolescents à charge et de nombreuses difficultés avec mon ex-mari, ma famille, mon actuel compagnon…

    Je voulais juste vous dire qu’à la lecture de vos messages, ça me donne du courage de voir que tout semble prendre une bonne dimension pour vous. Les choses s’arrangent progressivement, vous reconstruisez votre couple, avec des projets… Vous devez vous réjouir à quelques jours de Noël de rassembler votre petite famille je suppose. C’est tellement important ces moments là…

    Bonne continuation à vous surtout,
    Encore merci

    • Merci Massut pour votre commentaire. Je vous souhaite beaucoup de courage & de merveilleuses choses pour l’avenir. Rien n’est jamais gagné, mais ça vaut le coup de se battre pour ceux que l’on aime et – pour soi -, parce que l’on s’oublie souvent soi-même dans l’affaire…

      Je passerai Noël avec mon mari & mes chats, lol. Mais mon fils arrivera le lendemain et comme c’est la 1er fois qu’il va rentrer  » chez lui  » depuis son départ en juillet dernier, je suis heureuse.
      De très bonne fêtes de fin d’années à vous et vos enfants ainsi qu’à ceux qui vous soutiennent.
      Prenez soin de vous.

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