Frustration…

Je suis une fois de plus parasitée par ma propre colère face à la connerie des snobinards se pensant intellectuellement où socialement au dessus de tous et considérant que la moindre note d’humanité est preuve de faiblesse et de bêtise. En colère contre ces personnes qui se complaisent  dans le provocation et  la volonté d’humilier si vos idées ne s’accordent pas aux leurs ; comme si il ne devait y avoir qu’un unique courant de pensées. En colère face à ceux qui dépensent une énergie à vouloir vous faire dire ce que, non seulement vous n’avez pas dit, mais ne pensez pas ; contre ceux qui ont un besoin vital de dominer afin de se soulager de leur propre frustration. Je suis en colère contre moi-même, de me laisser atteindre par leurs propos où leur indifférence dont le seul but est de blesser et afficher leur pseudo supériorité. Je ne devrais surtout plus perdre mon temps en essayant de leur expliquer mon point de vue ; ils n’en ont que faire. Je  resterai cependant libre d’écrire sur ce blog, ce que je pense et ressens, malgré avoir eu quelques échos négatifs, et un nombre considérable de personnes qui m’aient tourné le dos, dont certaines m’ont, de nombreuses fois clamé être mon ami (e). Comme quoi !
Je ne connais personne dans ce bas monde qui n’éprouve aucun sentiment de frustration. La vie n’est pas un rêve ! nous cherchons à la rendre le plus agréable possible.  Si l’être humain acceptait le fait que « l’idéal soit un leurre » au lieu de vouloir formater « l’autre ou les autres » selon sa propre vision et ambition, ne serait il pas plus en paix avec lui même et capable d’accepter l’autre sans que tout devienne source de conflit ? Pourquoi veut il à tout prix faire de « l’autre » son clone, – au risque  de le détruire ? L’être humain préfère provoquer et entretenir des conflits stériles à travers lesquels il laissera libre court à sa méchanceté et sa cruauté plutôt que d’admettre que « l’autre soit différent » et que cette « différence » pourrait être source de richesse. Mais dans ce cas, il aurait le sentiment d’être un faible alors que se positionner en imposant le  rapport de force et l’intimidation lui  procure un sentiment de « puissance  et le conforte dans l’idée de supériorité ». Je ne suis pas persuadée que par ce chemin, il arrive véritablement à évacuer sa frustration et en soit plus heureux pour autant. Il ne fera qu’accroître la résistance des individus qu’il cherche à contrôler. Mais plus la résistance est forte, plus celui qui veut dominer renforce ses méthodes. Il met en place, consciemment  ou inconsciemment…, une sorte de voie vers la violence morale où physique, parfois les deux.
Beaucoup utilisent leur frustration comme prétexte à leurs actes. Ce besoin maladif de dominer et d’humilier ne sera jamais remis en question ; ce sera toujours le résultat des maladresses et mauvaises attitudes que l’autre, – ou les autres – leur ont manifesté mais jamais de leur fait. Ils font un transfert de leurs propres défauts sur les personnes qui se trouvent les plus proches, conjoints, enfants, amis, collègues de travail…  La personne  qui veut se placer en dominant, naviguera entre valorisation et dévalorisation de celui ou ceux qu’elle veut atteindre. En valorisant la personne, elle crée un climat de confiance, puis de dépendance  ;  en la dévalorisant elle se place en maître dont le but serait de faire prendre conscience à « l’autre » de ses erreurs, puis de l’éduquer, en fonction de ses propres critères. Elle utilise la moindre faille d’un individu, ce qui le rend de plus en plus vulnérable et en conséquence, plus facilement manipulable. Cependant, toute personne vulnérable ne se laissera pas obligatoirement manipuler, ou cela ne durera qu’un temps.
Pourquoi les rapports humains devraient ils inéluctablement passer par la force et la soumission ? Quel équilibre et bénéfices peut on trouver dans ce type de fonctionnement ?  Personnellement, je n’ai pas envie d’entretenir cette forme de pensée et de tomber dans le fatalisme. Je n’ai pas envie d’inculquer cela à mon fils. Je pense que le « respect de l’autre et de soi-même » est une des bases du bonheur et que l’on peut se propulser vers la réussite sans écraser tous ceux qui se trouvent sur notre chemin. Nous pouvons modifier  nos comportements afin de progresser. Seule la mort est une fatalité.
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