Mais moi, je suis fière d’être la mère de mon fils !

Après m’être apaisée en faisant gicler mon « venin » par le biais de quelques lignes, je voudrais dire à quel point je suis « fière et heureuse d’être la mère de mon fils ». Pas  si facile que ça d’élever un ado ! parce que quoi que l’on fasse, on ne peut éviter « tous les  clashs », on ne peut être à la hauteur à tout moment, ce que ces chers boutonneux ne manquent pas de nous rappeler. Il y a un bon nombre d’évènements que je souhaiterais relater sur le ton de l’humour ; d’une part parce que l’humour me permet de vider mon sac sans geindre tout le temps puis de prendre du recul afin de mieux appréhender les situations. Hier soir, en débutant cet article, je démarrai dans cette direction. Puis j’ai été stoppée dans mon élan en apprenant qu’Eliott ne va vraiment pas bien.
Lorsque Eliott est rentré à la maison pour les vacances de Noël, tout s’est très bien passé. Ses attitudes me confirmaient la progression que je ressentais depuis quelques temps. Nous avons  beaucoup discuté. Il est reparti en France à contre coeur mais avec des projets à court terme, des plans  élaborés  de sorte  à ce qu’il soit motivé pour terminer son année scolaire, passer son exam et repartir sur de bonnes bases. Nous avions fixé un but qu’il pourrait atteindre sans le moindre  problème si il voulait s’en donner les moyens. Et puis, tout repart en vrille. La semaine dernière, Eliott m’a envoyé un sms désespéré disant qu’il ne voulait plus rester dans son école mais revenir auprès de moi.  J’ai essayé de le motiver, de l’aider à ne pas perdre espoir. Eliott n’est pas dans un mauvais établissement. C’est clair que l’internat c’est difficile, surtout lorsque jusqu’à 15 ans on est resté avec sa mère ; que de rentrer chaque week-end chez ses grand-parents, qui font de leur mieux pour leur petit fils, ce n’est pas l’idéal pour un ado de 16 ans. Mais pour le moment, nous n’avons pas d’autre solution et cela est provisoire. Mais Eliott sacrifie ses études alors qu’il a cette chance d’être doté d’un potentiel intellectuel que beaucoup lui envie. Je sais que pour lui, c’est un moyen de manifester son malaise. Il doit comprendre qu’en agissant ainsi, ce ne sont pas les personnes qui l’ont fait souffrir qu’il punit, mais qu’il se ferme des portes et « se punit lui même ». Comparer cette réaction avec de « l’automutilation » a t ‘il un sens ? Je ne sais pas, je vais peut-être trop loin… ; moi aussi je pars peut-être en vrille en faisant cette relation. Que ce soit dans le cas d’Eliott ou d’autres teens qui réagissent ainsi, je ne m’empêcher de me poser cette question.
Je reste cependant très fière d’être la mère de mon fils. Dans une semaine je serai en France, auprès de lui et j’espère bien que l’on va se payer de bonnes crises de fou rire !
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