Maux d’ados…

Il y a, fort heureusement, des enfants et ados qui vont bien, grandissant au coeur d’une famille équilibrée. Cela n’évite en rien la crise d’adolescence, la confrontation entre les générations, les rappels de bonne conduite mais finalement rien de bien grave et puis cela fait partie du développement de l’individu.
Mais il y aussi ces enfants qui grandissent sur un malentendu, un choc émotionnel, quelque chose qu’ils ont mal vécu, dont ils n’arrivent pas à parler et ce, dans tous les milieux sociaux. Quelque chose de parfois anodin pour les adultes, mais pas pour eux ; cela peut les désorienter et faire d’eux des gosses réellement mal dans leur peau, les amenant à adopter des comportements perturbés. Ils ne sont ni des cas sociaux ni porteur d’une pathologie mais leur souffrance non entendues par les adultes, ce bagage bien trop lourd, et de plus en plus lourd au fil du temps les handicape. Si les ados ont une forte prédisposition à aussi emmerder le monde – c’est un fait -, les adultes quant à eux, ont une forte prédisposition à les blâmer au lieu d’essayer de lire les signes révélateurs de « maux ».
L’adolescence est une période critique ; ça passe où ça casse. Même si l’ado a une forte personnalité, son psychique n’est pas encore construit ce qui induit une certaine vulnérabilité. Il est souvent hypersensible et refuse de dévoiler ses émotions de peur d’être considéré comme un faible puis rejeté par ses pairs. Le monde des adultes lui porte des regards souvent perçus comme intrusif, suspect, déçu, méprisant, indifférent, – ressenti qui n’est pas toujours complètement faux. Ils se sentent souvent agressés par nos comportements d’adulte et nous répondent par de l’agressivité, du mépris… Lorsqu’un ado perd confiance et bien que  nos intentions d’adulte soient bonnes, mais nous y prenant mal pour les faire entendre, elles seront mal interprétées. Ce qui ouvre la porte à des conflits sans fin si nous, adultes, sommes dans l’incapacité de remettre en question notre méthode qui n’est peut être pas appropriée à la situation, ne colle pas avec la personnalité de l’ado concerné ; que tout simplement on est en train de se planter et que ça risque de détériorer nos rapports adultes/ados déjà si fragiles. Ce que je décris ici peut se produire avec les parents, mais aussi avec des profs, n’importe quel adulte à la différence que l’engagement affectif n’est pas le même.
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