Mots de parents, Maux d’ados…, Maux d’adultes – part 1

Autorité, pouvoir, domination, obéissance et soumission…

Voici des mots bien rebutants pour les ados. Et pourtant ils savent eux-mêmes faire preuve d’autorité et de pouvoir cherchant dans certaines situations à amener leurs pairs mais aussi les adultes à se soumettre à leurs exigences. Les enfants et ados peuvent se comporter en « véritable tyran », où juste en véritable emmerdeur – ce qui est déjà beaucoup – et dès lors, le où les parents peuvent perdre pieds. Je reste cependant convaincue que nous, « parents » avons une grande part de responsabilité en refusant de reconnaître nos erreurs et de ce fait, ouvrons une porte à nos enfants, d’accès aux subterfuges dont ils sauront user pour obtenir ce qu’ils veulent. Une fois le cap franchi, il sera bien compliqué pour l’adulte de retrouver sa place et, si l’on ne se demande pas « pourquoi et comment » nous avons ouvert cette « porte », il sera extrêmement laborieux de stabiliser la situation qui dans la majeure partie des cas, dégénérera. C’est un résumé bien sommaire que je fais là mais comme je l’ai déjà dit et redit, je ne suis pas psy. Je cherche juste à comprendre.
Je vais essayer de déchiffrer, avant tout en tant que, « ex ado devenue mère », le sens et la perception que je donne ou, que nous donnons, à ces mots et comment nous en faisons usage. Je ne peux parler au nom de « tous les parents », n’ayant pas la prétention de les représenter et me baserai sur ma propre expérience bien que je ne sois pas la seule dans ce cas de figure.
Il me semble être en plein amalgame de définitions ayant modifié le sens des mots, suite à une « symbolique » que je leurs ai attribués plus où moins consciemment, en fonction de ma propre perception des demandes et attentes de mes parents et professeurs, mais plus particulièrement de ma mère. Je me suis, tout comme beaucoup d’autres ados, enfermée dans un univers de doutes. Puis en devenant la « mère de mon ado » doutes et contradictions se sont intensifiés, fragilisant ma position de mère face à mon fils. Etant en conflit avec mes points de repères éducatifs, je lui ai donné des consignes, des arguments contradictoires ce qui a probablement engendré le désordre dans  son esprit.
Combien de fois ai-je entendu mon fils proférer : « I fuck authority. » Et lorsque que je lui demandais ce que représente l’autorité pour lui, il était en pleine confusion, ne connaissant pas vraiment la définition ou la refusant, mais le sens donné au mot autorité était avant tout la domination, – un des points communs avec d’autres ados. Je me suis donc demandé quelle était ma propre définition de l’autorité : être capable de poser des limites, éviter des débordements, maintenir le respect de chacun, savoir dire non etc… Des idées qui semblent à la fois simples et concrètes – en théorie. Oui mais…, – comme dirait ma mère -,  la définition dans le dictionnaire est : commander, imposer sa volonté…. C’est simple, clair et précis. Seulement ça ne l’est pas dans mon esprit. Ma symbolique de « commander, imposer sa volonté » me renvoie en première instance à la soumission, puis à l’abandon du droit de penser par soi-même. Et là, je prends conscience que je ne sais pas comment asseoir mon autorité. Que peut être, elle n’a aucun pouvoir sur un ado puisque que je suis moi même en pleine confusion.
Ma mère est une femme très autoritaire, bien que charmante et profondément humaine. Mais j’ai beaucoup souffert de son autorité et il a y des mots que j’ai quasiment banni de mon vocabulaire parce qu’ils restent courant dans le sien, que la symbolique que je leur attribue est toujours liée, d’un côté à la soumission donc de l’autre à la domination. Je ne rends pas ma mère coupable de cela, mais je crois que ses responsabilités de chef d’entreprise, de vouloir le meilleur pour ses filles, – en fonction de ses propres rêves – font que j’ai perçu sa façon d’imposer son autorité comme un abus de pouvoir souligné d’actes intrusifs. Aujourd’hui j’ai envie de dire, qu’elle ne s’est pas employée à m’éduquer mais, a essayé de me « dresser ». Je ne pense pas que ma soeur, âgée de presque huit ans de plus que moi, ait ressenti l’autorité de notre ma mère de la même façon que moi. D’ailleurs, je ne pense pas que notre mère se soit comportée avec ma soeur comme elle l’a fait avec moi. Je crois que ma soeur a vécu l’autorité « parentale » contre laquelle elle s’est parfois rebellée, dans la moindre mesure, comme quelque chose de normal et logique, même si elle a dû aussi en souffrir. Finalement, je ne sais rien de l’enfance de ma soeur, parce que jamais nous n’abordons ce sujet… Toujours est il que j’ai en ma possession une belle collection de mots et d’expressions bannis. La plus part du temps, je n’y pense pas à ces fameux mots mais dès que je les entends, je me sens agressée. Je n’en mentionnerai que deux, « obéir » ; même si mon bon sens sait que obéir à un ordre légitime est indispensable, qu’un enfant ou ado doit faire ce qu’on lui demande de faire, donc obéir, ce verbe m’ulcére. Puis « mentir ». Quoi de plus injuste d’être qualifiée de menteuse lorsque l’on dit la vérité ! Quoi de plus terrible que d’en arriver à mentir afin de se préserver des comportements intrusifs des adultes.
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