Mots de parents, Maux d’ados…, Maux d’adultes – part 2

Nous, qui sommes adultes et parents, devons faire attention aux mots que nous employons, à nos attitudes, notre regard porté sur nos enfants. Inconsciemment, nous entretenons nous-mêmes la rébellion qui est propre à l’adolescence. Nous devons avoir de vraies valeurs de vie et donner l’exemple mais, nous devons aussi abandonner nos principes à la con, nous adapter à la personnalité de chacun afin de faciliter la transmission de ces vraies valeurs. Nos gosses nous observent, nous pénètrent, cherchent en nous ce qu’ils peuvent y puiser, nous calquent, et si ils ne nous trouvent pas, ils « nous inventent ». Rien ne leur échappent de nos joies à nos états d’âme, de notre droiture à nos crises d’autorité exagérée, notre amour pour l’un, parfois « désamour » pour l’autre. Chaque enfant est différent. Nous voulons le meilleur pour eux ; alors apprenons à leur donner le meilleur de nous-même. Nous voulons qu’ils nous respectent, nous devons commencer par les respecter, accepter qu’ils aient leur propre personnalité, qu’elle nous convienne ou non. Mais il nous arrivent aussi d’être parasités par l’éducation que nous avons reçue, et bien que nous ne le voulions pas, à des périodes marquées, nous reproduisons ce contre quoi nous nous sommes trop longtemps battus. Notre refus de nous remettre en question, notre inaptitude à une autorité naturelle et non exagérée, signifient que nous leur manquons de respect et sommes nous-même les initiateurs de rapports de force.
Respecter un enfant, un ado, peu importe son âge fait partie de la base de l’éducation. Le respecter, c’est savoir l’écouter, entendre ce qu’il nous dit, le comprendre, dialoguer. Le respecter c’est accepter qu’il aille vers et apprennent d’autres personnes, distinctes de nous, parents. Qu’il puisse avoir besoin de solitude, pour nourrir ses rêves, protéger son jardin secret, – sans le laisser complètement s’y enfermer. Le respecter, c’est aussi lui poser des limites, le soutenir et l’aider à prendre ses responsabilités, le diriger en douceur vers l’autonomie. Le respecter c’est admettre qu’il puisse s’égarer à un moment de sa vie sans pour autant lui fermer « the home sweet home », et savoir l’accueillir le jour où il reviendra. Le respecter c’est accepter qu’un jour il vivra sa propre vie, loin de nous. Respecter un enfant, son enfant, celui que l’on élève c’est l’aimer, – tel qu’il est.
Il y a des parents peu aimants voire pas du tout, qui maltraitent leurs enfants en étant conscients de leurs actes et certains en tirent de la jouissance ; cela existe. Il y a des parents indifférents, qui ne se préoccupent pas de comment leurs enfants grandissent et en cas de divorce par exemple, ne se sentent concernés par leur progéniture, ne vivant pas sous leur toit, juste lorsqu’ils  les prennent en vacances. En majorité, il me semble que nous aimons nos enfants et que ce que j’ai écrit ci-dessus coule de source. Cela ne nous empêche cependant pas de commettre de erreurs et d’infliger à ceux qui restent le plus précieux dans notre vie, une forme de maltraitance. Blesser psychiquement un enfant, un ado, bien que nous n’en ayons pas l’intention, est un des aspects de la maltraitance, surtout si l’on refuse de reconnaître les faits et encore plus grave, si l’on réitère.
Eduquer, n’est pas une simple affaire de bonnes manières et de principes. Aucun de nos actes, de nos dits et non-dits n’est anodin. Dans le but de bien faire, il nous arrive de mal faire et par conséquent, de faire mal.
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Un commentaire pour Mots de parents, Maux d’ados…, Maux d’adultes – part 2

  1. Engages comme les humains dans le samsara ils doivent etre respectes et aimes.Pourquoi doit-on respecter les animaux ? Nous devons vivre de quelque chose et il est souvent suggere que nous devrions descendre le plus bas possible dans la chaine alimentaire pour notre nourriture. Nous savons que les animaux ressentent la peine la souffrance et montrent de la detresse. Nous ne pouvons comprendre completement leur processus de pensee mais il y a suffisamment de preuves que les animaux ont leurs societes et leurs manieres de vivre.

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