Ne jure pas sur le Coran !

Le génétiquement modifié nous a donné des moutons à cinq pattes, des chats à quatre oreilles, des souris chantantes mais aussi, des ados à deux neurones. Et pas des neurones de compétition !
C’est glorieux, du glorieux de chez Glorieux. Le 30 janvier, Abdul, « the Asian brother of my son », est venu dîner à la maison après que nous ayons passé un sympathique moment à faire les boutiques. Petit repas sympa dans le rire et ambiance bougies. Abdul ne rechigne jamais sur mes petits plats, sachant que j’achète halal. Acheter halal est une habitude que j’ai prise il y a quelques années, ce qui permet d’avoir un invité de dernière minute – Musulman -, sans me dire : « oh merde je n’ai que des saucisses et du bacon ! »
Arrive  le moment tant attendu, – le dessert. J’avais acheté un cake aux fruits et aux épices, une spécialité de Noël. Pas le fameux pudding au Brandy, n’oublions pas qu’Abdul est Musulman. Bien que les garçons attendaient ce moment avec impatience, notre invité quant à lui, ne s’est pas jeté pas sur le cake tout comme Eliott et Jazon l’ont fait. Abdul a lu, puis re-lu et a encore lu, la composition du gâteau puis a fini par me demander avec insistance, si il était alcoolisé. Me souvenant d’une de ses fresques, quelques jours auparavant, je lui ai planté mon regard fraîchement aiguisé (tout comme le long couteau utilisé pour découper le cake), dans le sien et en agitant ma pelle à tarte …, je ne  me suis pas privée de lui lancer, non pas une part de gâteau mais : « tu ne vas pas nous emmerder pour trois malheureuses gouttes d’alcool qui aurait pu se glisser dans ce cake  ! alors que la semaine dernière tu as franchi la limite et ce ne sont pas trois gouttes que tu as ingurgité ». Eclat de rire général. Je n’ai pas vu quelle expression s’affichait sur mon visage, mais je pense que c’était comique. Le bougre, a commencé, à me jurer sur le Coran, qu’il n’avait pas  bu d’alcool. Et moi, bien que je ne crois pas en Dieu, je l’ai coupé dans son élan par un : « ne jure pas sur le Coran ! Pas de blasphème ni de mensonge avec moi. Mais qu’est ce qui le pire ? Que tu aies bu de l’alcool, ou ton mensonge ? Tu te réfugies derrière  le Coran pour me faire avaler que  tu n’as jamais bu d’alcool ». Avec moi ça ne prend pas !
My goodness ! Face à ma détermination, il a admis avoir testé l’alcool et m’a juré – pas sur le Coran -, qu’il ne recommencerait plus. Jurer = parole de teen = ne pas croire aveuglément. Toujours est il, que ce n’est pas une part de « cake sans alcool » qu’il a dévoré, mais trois.
Ne vous méprenez pas,  Abdul est un garçon intelligent, intéressant et attachant, mais parfois ça dérape.
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Dis, tu me files mon argent de poche ? Dis tu me files un coup de main ?

De l’argent, de l’argent et encore plus d’argent.

– Dis tu me donnes mon argent de poche ? Mais il y a moins que le mois précédent ! Tu t’es trompée.
– Non, je ne me suis pas trompée, j’ai déduit le dépassement de ton formait téléphonique.
– Quoi !!! tu as fait ça, mais c’est du vol !
– Ah oui, c’est du vol. Et toi  ? en m’imposant une dépense supplémentaire, ce n’est pas une façon de me soutirer des pépettes ?  Les conditions étaient claires et précises quand nous avons acheté ton portable, non ?
– T’avais qu’à me prendre le forfait à 30 pounds, c’est de ta faute, c’est du vol, tu m’as volé…. et s’en suit d’une tirades de lamentations et d’arguments à la gomme auxquelles, nous ne devrions répondre ; mais ce jour, là est un jour sans et pafff, une nouvelle crise éclate. Une de plus ! Mettons cela sur le compte de l’âge et du conflit de génération et essayons de continuer notre journée le plus sereinement possible. Après tout ce n’est que le deuxième jour des vacances scolaires !
Une heure qu’il fait la gueule dans sa chambre, il doit être calmé. Toctoctoc. Pas de réponse. Re toctoctoc, suivi du plus aimable : – je peux entrer ? Pas de réponse. J’ouvre donc la porte et demande gentiment ; – tu viens m’aider à nettoyer le jardin ? Pas de de réponse de mon ado allongé sur son lit, contemplant le plafond, ses écouteurs d’ipod sur les oreilles. Au bout de quelques secondes, Monsieur daigne retirer un  des  ses écouteur et me dire :
– T’as pas frappé avant d’entrer.
– Si j’ai frappé.
– J’t’ai pas dit d’entrer. Vu le comique de la situation, j’ai envie de rire, mais m’en garde bien.
– Tu viens me donner un petit coup de main à nettoyer le jardin, s’il te plaît, chéri ?
– Sheeeier… ! j’suis fatigué.
– Justement, prendre l’air de te fera du bien, puis on papotera un peu…
– J’suis fatigué, j’ai pas envie.
– Tu n’as pas envie, alors à la place, j’aimerais que tu ailles acheter du lait et peut être… Tu aimerais quoi pour déjeuner à midi ?
– Fais chier, j’suis fatigué. J’irai pas et blablablabla…
– Ok Ok OKAY. N’y va pas, reste dans ta porcherie et ne me demande rien en retour. Puis claquant la porte derrière moi, je le laisse vociférer et suis allée me calmer en allumant une cigarette. Illusion, la cigarette ne  m’a  en rien calmée mais ma petite activité de  jardinage m’a fait un  bien  fou, – je n’ai pas vu le temps passer. Au bout d’un bon moment, j’ai senti une présence non loin de moi et comme une sorte d’orage dans l’air, mais j’ai continué ce que je faisais, sans me préoccuper le moins du monde, de ce qu’il se passait dans  mon dos, pour au final entendre : – on mange quand ?  – Oh, moi je ne déjeune pas, si tu as faim prépare toi quelque chose, lui ai je répondu d’un air détaché.
– Le frigo est vide, y’a rien à manger.
– Va faire les courses, il y a une liste sur la table.
– Fais chier, j’ai pas envie. J’peux m’acheter une pizza ?
– NON !
La journée s’est déroulée, comme vous pouvez l’imaginer, dans la joie et la bonne humeur. J’ai essayé tant bien que mal de ne pas écouter les jérémiades d’un ado mal traité, laissé à l’abandon par une mère indigne jusqu’à ce que le téléphone sonne et qu’au bout d’un bon quart d’heure mon fils me passe le combiné en disant : c’est Mamie. Et là, qu’entends je ? Le pauvre chéri n’a pas déjeuné, s’est ennuyé toute la sainte journée, le ventre tiraillé par la faim. Le frigo est vide, il n’y a rien à manger et je ne fais pas les courses. De plus il devait s’acheter une paire de chaussures mais comme j’ai réduit son argent de poche il ne pourra pas et comme il porte des chaussures trop petites, elle va lui envoyer de l’argent pour qu’il puisse se les acheter. Mais vu le temps que risque de mettre le courrier pour traverser la Manche, je devrais donc lui avancer la somme. Là, ce n’est pas une cigarette que j’ai fumé, mais au moins cinq à la suite. Ainsi, j’endossai une fois de plus le rôle de la mère Thénardier !
Ah ! je les ai fait les 4oo pas dans le jardin ! cigarette d’une main, le téléphone dans l’autre, expliquant à ma mère, le déroulement de la journée et que son adorable petit fils avait sept paires de chaussures, à sa pointure mais que comme il en voulait une nouvelle, pour me faire céder, il reportait sa paire de Converse, trop petite. Et vraiment trop petite puisque je les mettais. Mais quoi qu’il en soit, je ne céderai pas. – Le cirque a duré trois mois ; jusqu’à ce qu’il ne puisse plus supporter la douleur de ses doigts de pieds en compote. Ceci dit, ma mère a conclu son appel par un dernier : de toute façon, je lui envoie de l’argent ; je lui ai promis. Mais, je joindrai un petit mot en lui disant de ne pas le gaspiller. Autant pisser dans un violon !
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La nuit porte conseil, dit on

La nuit porte conseil… En ce qui me concerne, je ne sais pas. Je me demande si je ne suis pas sur le point de devenir complètement cinglée. En tout cas, je suis borderline. Même le thé sucré au miel, n’a pas le même goût ! Je ne bois pas d’alcool, une bière par mois, je ne prends pas de médicaments, ça me rebute ; juste, je fume, – cigarette sur cigarette – mais comme je ne fume pas dans la maison, ça réduit la quantité. Enfin, vu les produits nocifs mélangés au tabac, je m’empoisonne à petit feu. Contrairement aux ados qui n’ont pas forcément conscience des risques, je les connais et pourtant je n’arrive pas à arrêter. Je suis addict.
Je ne peux pas dormir. Je pense à Eliott, en espérant qu’il aille mieux. Je pense à son meilleur ami ici à Londres, élevé à coups de batte de cricket, pour lequel je ne peux rien faire d’autre que lui ouvrir ma porte, l’écouter, l’engueuler quand il déconne, l’héberger quand il fugue en  faisant savoir à sa mère qu’il est en sécurité. Non, je ne peux rien faire de plus parce que si les services sociaux  s’en mêlaient, ce serait un aller simple pour le Pakistan. Je pense aux décisions que je dois prendre et n’arrive pas à prendre, aux mauvais choix que j’ai fait, lesquels nous ont conduit où nous en sommes  et tous ces projets que je vais devoir oublier. J’ai peur, terriblement peur.
Je veux qu’Eliott remonte la pente, qu’il se ressaisisse. Je ne veux pas qu’il ruine sa vie. Je ne veux pas pour autant lui dicter ce qu’il doit faire mais au moins le dissuader de reproduire des erreurs. Bon sang, j’aime la vie alors comment ai je pu me laisser enterrer vivante ! Si je ne  suis pas capable de me protéger moi-même, je dois être capable de protéger mon fils ; j’ai su le faire durant les onze premières années de sa vie. Je dois maintenant moi aussi me ressaisir et regarder la réalité en face, bien qu’elle m’effraie. Je ne veux pas vivre dans le mensonge, les non-dits et la honte, ni même croire au conte de fée, cela me dévaste. Je ne veux plus, que jamais personne ne lève la main sur mon fils. Je ne veux plus revivre tout ce que nous avons vécu ; la peur, les appels téléphoniques m’informant qu’Eliott était transporté aux urgences ; les gosses qui attendaient  le pronostic et ne voulaient pas me laisser seule, les fugues, les interviews des cops, qui se voulaient rassurant, la loi du silence, – que j’ai en partie brisée et, – tout ce que je n’ai pas dit.
Je pense que beaucoup d’autres vivent des choses encore plus terribles et que ce n’est pas aux urgences qu’ils vont retrouver leur enfant, mais à la morgue.
Alors, ne gâchons pas les années à venir. Même si la vie est dure, il nous reste tellement de belles choses à accomplir.  🙂
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Mais moi, je suis fière d’être la mère de mon fils !

Après m’être apaisée en faisant gicler mon « venin » par le biais de quelques lignes, je voudrais dire à quel point je suis « fière et heureuse d’être la mère de mon fils ». Pas  si facile que ça d’élever un ado ! parce que quoi que l’on fasse, on ne peut éviter « tous les  clashs », on ne peut être à la hauteur à tout moment, ce que ces chers boutonneux ne manquent pas de nous rappeler. Il y a un bon nombre d’évènements que je souhaiterais relater sur le ton de l’humour ; d’une part parce que l’humour me permet de vider mon sac sans geindre tout le temps puis de prendre du recul afin de mieux appréhender les situations. Hier soir, en débutant cet article, je démarrai dans cette direction. Puis j’ai été stoppée dans mon élan en apprenant qu’Eliott ne va vraiment pas bien.
Lorsque Eliott est rentré à la maison pour les vacances de Noël, tout s’est très bien passé. Ses attitudes me confirmaient la progression que je ressentais depuis quelques temps. Nous avons  beaucoup discuté. Il est reparti en France à contre coeur mais avec des projets à court terme, des plans  élaborés  de sorte  à ce qu’il soit motivé pour terminer son année scolaire, passer son exam et repartir sur de bonnes bases. Nous avions fixé un but qu’il pourrait atteindre sans le moindre  problème si il voulait s’en donner les moyens. Et puis, tout repart en vrille. La semaine dernière, Eliott m’a envoyé un sms désespéré disant qu’il ne voulait plus rester dans son école mais revenir auprès de moi.  J’ai essayé de le motiver, de l’aider à ne pas perdre espoir. Eliott n’est pas dans un mauvais établissement. C’est clair que l’internat c’est difficile, surtout lorsque jusqu’à 15 ans on est resté avec sa mère ; que de rentrer chaque week-end chez ses grand-parents, qui font de leur mieux pour leur petit fils, ce n’est pas l’idéal pour un ado de 16 ans. Mais pour le moment, nous n’avons pas d’autre solution et cela est provisoire. Mais Eliott sacrifie ses études alors qu’il a cette chance d’être doté d’un potentiel intellectuel que beaucoup lui envie. Je sais que pour lui, c’est un moyen de manifester son malaise. Il doit comprendre qu’en agissant ainsi, ce ne sont pas les personnes qui l’ont fait souffrir qu’il punit, mais qu’il se ferme des portes et « se punit lui même ». Comparer cette réaction avec de « l’automutilation » a t ‘il un sens ? Je ne sais pas, je vais peut-être trop loin… ; moi aussi je pars peut-être en vrille en faisant cette relation. Que ce soit dans le cas d’Eliott ou d’autres teens qui réagissent ainsi, je ne m’empêcher de me poser cette question.
Je reste cependant très fière d’être la mère de mon fils. Dans une semaine je serai en France, auprès de lui et j’espère bien que l’on va se payer de bonnes crises de fou rire !
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Frustration…

Je suis une fois de plus parasitée par ma propre colère face à la connerie des snobinards se pensant intellectuellement où socialement au dessus de tous et considérant que la moindre note d’humanité est preuve de faiblesse et de bêtise. En colère contre ces personnes qui se complaisent  dans le provocation et  la volonté d’humilier si vos idées ne s’accordent pas aux leurs ; comme si il ne devait y avoir qu’un unique courant de pensées. En colère face à ceux qui dépensent une énergie à vouloir vous faire dire ce que, non seulement vous n’avez pas dit, mais ne pensez pas ; contre ceux qui ont un besoin vital de dominer afin de se soulager de leur propre frustration. Je suis en colère contre moi-même, de me laisser atteindre par leurs propos où leur indifférence dont le seul but est de blesser et afficher leur pseudo supériorité. Je ne devrais surtout plus perdre mon temps en essayant de leur expliquer mon point de vue ; ils n’en ont que faire. Je  resterai cependant libre d’écrire sur ce blog, ce que je pense et ressens, malgré avoir eu quelques échos négatifs, et un nombre considérable de personnes qui m’aient tourné le dos, dont certaines m’ont, de nombreuses fois clamé être mon ami (e). Comme quoi !
Je ne connais personne dans ce bas monde qui n’éprouve aucun sentiment de frustration. La vie n’est pas un rêve ! nous cherchons à la rendre le plus agréable possible.  Si l’être humain acceptait le fait que « l’idéal soit un leurre » au lieu de vouloir formater « l’autre ou les autres » selon sa propre vision et ambition, ne serait il pas plus en paix avec lui même et capable d’accepter l’autre sans que tout devienne source de conflit ? Pourquoi veut il à tout prix faire de « l’autre » son clone, – au risque  de le détruire ? L’être humain préfère provoquer et entretenir des conflits stériles à travers lesquels il laissera libre court à sa méchanceté et sa cruauté plutôt que d’admettre que « l’autre soit différent » et que cette « différence » pourrait être source de richesse. Mais dans ce cas, il aurait le sentiment d’être un faible alors que se positionner en imposant le  rapport de force et l’intimidation lui  procure un sentiment de « puissance  et le conforte dans l’idée de supériorité ». Je ne suis pas persuadée que par ce chemin, il arrive véritablement à évacuer sa frustration et en soit plus heureux pour autant. Il ne fera qu’accroître la résistance des individus qu’il cherche à contrôler. Mais plus la résistance est forte, plus celui qui veut dominer renforce ses méthodes. Il met en place, consciemment  ou inconsciemment…, une sorte de voie vers la violence morale où physique, parfois les deux.
Beaucoup utilisent leur frustration comme prétexte à leurs actes. Ce besoin maladif de dominer et d’humilier ne sera jamais remis en question ; ce sera toujours le résultat des maladresses et mauvaises attitudes que l’autre, – ou les autres – leur ont manifesté mais jamais de leur fait. Ils font un transfert de leurs propres défauts sur les personnes qui se trouvent les plus proches, conjoints, enfants, amis, collègues de travail…  La personne  qui veut se placer en dominant, naviguera entre valorisation et dévalorisation de celui ou ceux qu’elle veut atteindre. En valorisant la personne, elle crée un climat de confiance, puis de dépendance  ;  en la dévalorisant elle se place en maître dont le but serait de faire prendre conscience à « l’autre » de ses erreurs, puis de l’éduquer, en fonction de ses propres critères. Elle utilise la moindre faille d’un individu, ce qui le rend de plus en plus vulnérable et en conséquence, plus facilement manipulable. Cependant, toute personne vulnérable ne se laissera pas obligatoirement manipuler, ou cela ne durera qu’un temps.
Pourquoi les rapports humains devraient ils inéluctablement passer par la force et la soumission ? Quel équilibre et bénéfices peut on trouver dans ce type de fonctionnement ?  Personnellement, je n’ai pas envie d’entretenir cette forme de pensée et de tomber dans le fatalisme. Je n’ai pas envie d’inculquer cela à mon fils. Je pense que le « respect de l’autre et de soi-même » est une des bases du bonheur et que l’on peut se propulser vers la réussite sans écraser tous ceux qui se trouvent sur notre chemin. Nous pouvons modifier  nos comportements afin de progresser. Seule la mort est une fatalité.
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Je ressasse & ressasse…

Je répète à nouveau, que ce ne sont surtout pas de longs discours moralisateurs dont les jeunes ont besoin, – ils ne les écoutent pas ; mais d’être entendus et que « les vieux cons » que nous sommes devenus à leurs yeux, soient en mesure de les mettre face à leurs responsabilités et de leur faire prendre conscience de la réalité. Certains ados ont besoin « d’électrochocs » pour quitter leurs rêves qui risquent de se transformer en cauchemars. Nos expériences valent ce qu’elles valent, mais font aussi que nous pouvons nous permettre d’essayer de dissuader des jeunes de tomber dans les pièges dans lesquels nous sommes tombés. Nous savons, ce que ça nous a coûté, nous nous souvenons de ceux qui y sont restés. Encore une fois, ce n’est pas en cataloguant, en condamnant avant l’heure les gosses qui dérapent que  nous  les aiderons à progresser ;  essayer de comprendre leurs « maux » afin de les aider à ne pas aller droit dans le mur, ne veut pas dire excuser leurs actes délictueux. Nous cherchons juste à leurs éviter le pire.
L’être humain est bien plus apte à porter un jugement sur autrui que d’accepter de se remettre lui-même en question. Pourquoi se remettre en question puisque ce sont toujours les autres qui ont tort ? Enfin je ne pense pas que ce soit si difficile en tant que parents, d’accepter le fait que nous aussi, commettons des erreurs et que nous ayons notre part de responsabilité dans ce que nos enfants deviennent. Il m’est  toujours autant insupportable d’entendre que seul  l’ado, est responsable de ses actes, et que sa mère « refuse de voir » ce que son enfant devient ; sans pour autant se demander ce qui a pu provoquer un virage à 180° chez un gosse qui était au demeurant  sans problème.
N’y avait il pas des signes « de mal être », qui n’aurait pas été détectés ? N’y aurait il pas eu une  faille dans la famille, où un changement d’environnement qui l’aurait rendu plus vulnérable à un moment clé tel que son passage de l’école primaire au secondaire ? Une combinaison de tous ces éléments peut être… Vers qui va t’il se diriger par la suite, quelle sera l’influence de ses rencontres ? Nous savons qu’à cette période, l’influence extérieure est souvent prépondérante et que le rejet de la structure familiale n’en est que plus violent, provoquant certaines fois la « rupture », dont il rendra ses parents responsables, – ce qui est vrai dans certains cas. C’est à ce moment qu’il se met bien souvent en danger. Recherchant d’autres valeurs que celles qui lui ont été inculquées ;  il est prêt à tout afin de prouver à sa « famille de substitution », – celle qu’il aura choisie, parce que la sienne n’aura à ses yeux pas su l’entendre, le voir, sentir son mal être -, qu’il est digne de les rejoindre, digne de leur confiance… C’est à ce moment, qu’il prendra conscience de ses montées d’adrénaline et comprendra qu’il peut ressentir des sensations de plus en plus fortes, par le biais de substances interdites. Et  c’est surtout à ce moment là, qu’il ne faut pas le lâcher, le laisser tomber.
Pensez, que si tous ceux qui ont joué de « fausses notes » dont ils ne tirent aucune fierté mais ont su repartir, se servaient de leur expérience dans le seul but d’apporter un support aux jeunes en difficulté et ce, « avant  qu’ils ne sombrent », cela serait utile. Quoi de mieux qu’un collectif d’ex déglingués pour aborder des sujets sensibles dont ils  connaissent mieux que quiconque les pièges. Des choses se font en matière de prévention, mais ce n’est pas suffisant. Je ne cherche pas à imposer aux autres de se rallier à cette cause qui m’est chère, mais je pense qu’il y a urgence et que si les personnes ne rencontrant pas se type de difficultés, ne se sentent concernées que lorsqu’il est question de « porter un jugement », alors il faudrait que tout ceux, qui sont passés par  là, vous et moi, bougions nos petites fesses.
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Warning

Je suis vraiment très heureuse qu’Eliott rentre à la maison pour les vacances de Noël mais, je ne peux m’empêcher d’angoisser… La dernière année a été si difficile que je ne suis pas encore complètement remise sur pieds. J’espère vraiment que tout se passera pour le mieux, que ses vrais amis viendront le voir mais que lui ne prendra pas de risques inconsidérés.
Lorsque je suis allée en France pour son anniversaire, nous avons partagé des moments très forts ; regardé des dvds tous deux installés sur son lit, comme lorsque qu’il était petit, puis nous avons beaucoup discuté. Je lui ai expliqué des choses sur mon adolescence, mes premières années de vie d’adulte. J’ai senti qu’à ce moment là, il était capable de les entendre et moi, j’avais besoin de les lui dire. Je devais lui dire parce qu’il fallait qu’il comprenne pourquoi je m’oppose à certaines de ses expériences. A 16 ans, on se croit invincible, on s’imagine connaître la vie mieux que ceux qui ont 40 ans d’apprentissage sur les épaules. Dans certains cas ce n’est pas faux mais ce n’est pas toujours vrai non plus, loin de là. Il y a un tas d’interdits, bien attirants pour les ados, – je sais de quoi je parle. Interdits et ados sont en quelque sorte des « aimants ». C’est dingue ! le magnétisme ne s’est jamais altéré et continue à voyager dans le temps depuis des générations.
Les jeunes doivent avoir leur propre expérience afin d’apprendre la vie, mais il y a des limites, que nous parents, n’avons pas le droit de les laisser  franchir. Malgré toute la prévention prodiguée depuis qu’ils sont en âge de comprendre, certains teens posent malgré tout un pied en dehors de cette limite ; Eliott en fait partie. Ce qui signifie que j’ai loupé quelque chose. Alors maintenant, je dois le dissuader de continuer et il n’est pas trop tard.
Il est important qu’Eliott, tout comme les autres jeunes, comprennent que si l’alcool, la clope, l’herbe, les médocs…, sont  dangereux pour les adultes, ils le sont forcément pour les ados. Eliott va répondre à cela que ce n’est pas un « pétard » où un verre d’alcool de temps en temps qui le rendra addict. Okay mon gars ! sauf que, je doute que dans une soirée de « Djeunes », l’alcool qui circule soit de qualité et que la « weed » ait été cultivée avec des méthodes biologiques. Donc « vous » – je m’adresse à toi Eliott mais aussi à d’autres -, ne savez pas ce que vous ingurgitez et quels seront les effets sur votre organisme et votre psychique. De plus, dans les soirées, il y a toujours le « crétin de service » qui va lancer un jeu à la con tel que boire des verres cul sec. Dans le meilleur des cas, vous passerez votre soirée au dessus des toilettes, si toutefois vous arrivez à les atteindre sans vous gerber sur les pieds… et dans le pire des cas, vous ferez un coma éthylique, ce qui arrive plus souvent qu’on ne le pense. Les copains, seront ils capable  de définir la gravité de votre état et d’appeler les secours ? Si ils ont la présence  d’esprit de les appeler, le feront ils à temps ? Un bon moyen pour finir légume. Et l’herbe, provenant de champs de cannabis aspergés de pesticides tous plus toxiques les uns que les autres. Même le mec qui vous dit qu’il fait pousser ses pieds chez lui, vous ne savez pas avec quoi il les arrose. Le « chite », mélangé à d’autres saloperies dont  de l’huile de vidange.  Et je ne parle pas de l’opium, héroïne, cocaïne, « parfois coupée à la mort aux rats », acides … C’est clair que le petit dealer du coin, ne va pas raconter tout cela. Pensez qu’entre les champs de cannabis & vous, il y a des intermédiaires, et que le but étant de gagner le plus de fric possible, chacun y va de sa sauce afin de couper les produits qui finiront dans votre estomac ou vos poumons tout en prenant soin de bien empoisonner votre sang. Et non seulement ça, il faut savoir que de nombreux ados développent des troubles mentaux suite à une consommation régulière de cannabis.
Tout ce que je viens d’écrire, ne sort pas de mon imagination où d’internet. Les infos proviennent de personnes, – pas très recommandables – et sont confirmées par deux médecins urgentistes à « Saint Georges Hospital ». A vous jeunes gens, d’en tirer les conclusions et de décider de ce qui est bon pour vous. A vous aussi parents, de vous informer, d’ouvrir les yeux sur ce qu’il pourrait de se passer dans une soirée, sans pour autant dramatiser mais, afin de minimiser les risques. A toi Eliott, j’ai envie de te faire confiance. Tu as la chance d’être informé sur beaucoup de choses , et j’espère que tu vas continuer à progresser.
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